Nous sommes tous coupables.

Tous coupables d’avoir déjà dit au moins une fois dans notre courte ou longue existence: «Il faudrait…» (Si non, venez me parler j’ai des ptites questions à vous poser!). C’est rendu dans le langage commun d’utiliser ce terme-là, en variante des «je devrais…».

Vous savez les :

– Il faudrait bien que j’arrête de manger des chips le soir.

– Il faudrait que je bouge plus

– Il faudrait que je me lève plus tôt pour arrêter d’arriver en retard au travail

– Il faudrait que j’arrête de fumer

Vous voyez le genre?

 

Mais qu’est-ce qui se passe quand on se dit des choses comme ça?

 

 

On s’offre une porte de sortie, la possibilité de ne pas le faire. Parce que qu’est-ce qui est plus incertain que des «Il faudrait» ou des «je devrais»? Rien! Tout est dans l’hypothétique résolution de PEUT-ÊTRE que je vais le faire ou non. »Dépend de comment je feel!»

Les excuses abondent par milliers quand l’effort dépasse notre volonté. Mais au fond, vous savez que vous devez le faire. Pour votre bien, moral ou physique, on devrait le faire.

 

Alors pourquoi on ne changerait pas ça pour des «Je fais…»?

 

Changer l’hypothétique pour un verbe d’action, au présent!

Psychologiquement, la nuance est énorme! D’un côté on a tendance à se laisser aller, tout devient plus important que qu’est-ce qu’on devrait faire! Avouez-le!

La brasser de lavage devient tout d’un coup fabuleusement plus attrayante qu’un 30 min. de course sur un tapis roulant! Mais pourtant, on se sent déçu, voir amer envers ce qu’on devrait faire et que l’on finit par ne jamais accomplir par notre lâcheté, notre paresse ou simplement par notre manque de volonté.

Mais si d’un autre côté on utilise l’action de «je fais», alors là, aucune porte de sortie possible, on y va. Point.

Notre cerveau est une très belle machine, extrêmement bien formé pour accomplir les choses avec le moins d’efforts possible. La manière que l’on pense, ou que l’on parle, influe beaucoup plus que l’on ne croit sur les résultats que nous pouvons avoir dans notre vie.

 

Si vous décidez que cette chose est importante pour vous, changez immédiatement votre façon de vous parler à vous-mêmes.

 

Changez vos «il faudrait» par des verbes d’actions au présent, comme si vous étiez déjà en train de le faire.

– Je réduit mes portions à chaque repas

– Je marche 30 min. à chaque soir

– Je me couche plus tôt pour être capable de me lever plus tôt

– J’arrête de fumer

Vous voyez la différence?

Psychologiquement, votre cerveau perçoit que c’est une action à poser, immédiatement, et l’envie de ne pas le faire n’est pas une option envisageable. Alors on le fait, parce qu’on se sentirait trop mal de ne pas le faire après s’être engagé envers nous-même à le faire. C’est comme prendre rendez-vous avec quelqu’un. Si on n’y va pas, pour aucune raison valable d’annuler. On ne se sent pas très bien dans »nos shorts». Alors même si des fois l’envie n’est pas nécessairement là, même si on a un million de choses à faire, même si on est fatigué, on y va. Parce qu’on a dit qu’on serait là. Point.

 

Alors depuis quand quelqu’un d’autre est plus important que nous-mêmes?

 

On ne devrait pas mettre de l’avant qu’est-ce qui est le plus important pour nous, et tout faire pour y arriver?

Si on se fixe un objectif de perdre du poids, de se partir à son compte, de voyager plus, etc . Et qu’on connait par cœur toutes les raisons du pourquoi du comment on aimerait dont ça. Mais qu’on ne fait aucune, ou seulement une action concrète, par ci par là, sans trop y mettre d’efforts. Ou dès que les efforts sont trop grands, ou que les résultats tardent à apparaitre, on retombe dans nos vieux patterns. Comment on peut croire atteindre notre objectif un jour?

C’est ironique quand on y pense. On aime mieux avoir du plaisir maintenant, regretter et se sentir coupable, que de bûcher dur un moment, pour apprécier pleinement notre accomplissement et avoir du plaisir sans arrière-pensée du genre : «Maudit j’ai encore remis à plus tard ce que je devais faire..gna gna gnaa» du discours interne pas joli joli qu’on se dis tousssss quand on est pas fier de nous.

Quand on y pense vraiment. C’est niaiseux comment c’est simple. Si tu veux atteindre quelque chose. Dis-toi je le fait, peu importe ce qui arrive! Décortique les étapes pour y arriver, et coche-les une à une jusqu’à l’atteinte de ton objectif! Ne déroge pas de ta voie, jamais! Jusqu’à l’atteinte. Prend un engagement envers toi-même et fais-le, tout simplement.

Et vous savez quoi? Si ça ne fonctionne pas. La vie est si bien faite qu’il existe certainement un autre moyen d’arriver à ce que vous voulez. Alors changez d’angle! Essayer une autre manière d’y arriver. Le but n’est pas de s’acharner sur le même clou si celui-ci ne veux pas coopérer.

Le but est de trouver et d’essayer tous les moyens pour arriver à vos fins, et de ne pas arrêter tant que ce pourquoi vous le faites reste important pour vous.

Alors quel camp vous choisissez? Les «Il faudrait» ou les «Je fais» ?